
Les 100 ans de Victor, un siècle de vie riche !
Mercredi 29 avril, à la résidence Louis Pasteur, Victor a fêté ses 100 ans. Entouré de ses proches un goûter a été organisé par la résidence en présence d’Emmanuelle Albert, la directrice, du personnel et des résidents.
Cette fête a permis à chacun de découvrir Victor sous un autre jour. A cette occasion, le personnel et résidents se sont prêtés au jeu de la photo quelques jours avant, afin de lui faire un joli diaporama souvenir. Celui-ci a été accompagné par une chanson et des poèmes très émouvant réalisés par sa famille et bien évidement d’un joli coffret de douceurs remis par Mme Albert.
Beaucoup d’émotions pour Victor, grand émotif comme aime souligner sa fille.
Victor avait déjà reçu en 2026 un hommage pour son siècle de vie, un siècle d’histoire riche en souvenirs et en expériences. Un vécu mis en lumière à travers un témoignage portant sur la Libération délivré aux élèves de la classe CM1 d’Audrey Govi et de la classe ULIS d’enfants sourds de Monsieur Bonthoux de l’école Lamartine.
Il racontera : Alors âgé de 15 ans vit dans le lot à 40 kms d’Aurillac dans une ferme loin de tout. Il arpente tous les matins avec sa charrue et ses bœufs, les champs de la grande bâtisse familiale bordée par la Foret de Luzette. Sa mission : récupérer les colis, le matériel et les parachutes non récupérés dans la nuit par les combattants.
En attendant le retour des maquisards il s’agissait de cacher discrètement sous le foin de la grange, les toiles de parachutes restées accrochées dans les arbres, les radios et les armes. C’est là qu’ils venaient se reposer, écouter le radio et communiquer avec Londres. « de Pierre à Marguerite, les enfants sont sages » ou bien « de Brigitte à Michel-Ange, invitez la jeunesse » tels étaient messages que Radio Londres émettait pour annoncer les parachutages. C’est dans cette grange et par cette radio que Victor apprendra l’annonce du débarquement de 1944, « une joie immense, il n’y a pas mot » dira-il dans l’émotion.
Sa fille Colette explique «« Papa était bien jeune, il ne se rendait probablement pas compte de l’importance de ses actes. En 2025, nous avons tenu à l’emmener sur les lieux de ses souvenirs, il a été étonné de retrouver le terrain des parachutages, à notre grand plaisir une stèle commémorative ce dresse maintenant en ces lieux. Le fait qu’il ait pu partager ses souvenirs avec les jeunes générations et les autres résidents est une belle initiative. Aujourd’hui je suis fière, ce travail de mémoire nous permis de retrouver les faits marquants de notre histoire familiale liée à un destin national ».
À cette occasion, Alain Dario lui a offert un magnifique bouquet de fleurs témoignant l’estime et l’admiration de la commune.
